jeudi 11 décembre 2008

fiche metier : gendarme

Leurs activités
Traquer les infractions : En tant qu'officier de police judiciaire, le gendarme consacre une partie importante de son temps à rechercher les infractions à la loi, à les constater et à en rechercher les auteurs.
Assurer la sécurité publique : Le gendarme garantit aussi la sécurité publique. Il surveille les routes, assure des missions de prévention routière, intervient en cas d'accident mais aussi auprès de la police de l'air, de la police des frontières et des ports, de la police rurale, de la police des étrangers...
Défendre les intérêts nationaux : Dans le cadre de la défense militaire, le gendarme contrôle les armes conventionnelles et les systèmes d'armes nucléaires, recueille des renseignements, protège l'individu. Il peut aussi être engagé pour effectuer des opérations à l'étranger.
Se spécialiser : Les sous-officiers du corps de soutien technique et administratif sont les spécialistes de la gendarmerie. Ils peuvent exercer dans l'un des domaines suivants : administration et gestion du personnel, gestion logistique et financière, affaires immobilières, restauration collective, auto-engins blindés, armurerie et pyrotechnie, imprimerie, infirmiers...
Des affectations très variées : Le gendarme peut être affecté dans une unité de gendarmerie départementale, dans un escadron de gendarmerie mobile, à la garde républicaine, dans une brigade de prévention de la délinquance juvénile, dans la gendarmerie de l'air, de l'armement, des transports aériens, maritimes, dans les unités d'outre-mer, les états-majors, les ambassades, les organismes internationaux, au GIGN...
Intervenir à tout moment : Toujours en uniforme, le gendarme exerce un métier d'action et effectue des déplacements quotidiens, en voiture ou à moto.Il peut intervenir de jour comme de nuit et le week-end. À 2 ou en petit groupe, il travaille sous la houlette d'un ­commandant d'unité. Spécialiste du terrain, il possède une fine connaissance de son secteur géographique.
Les recrutements:
Sur environ 106 000 personnes, la gendarmerie comprend 75 000 ­gendarmes (sous-officiers), 14 700 gendarmes adjoints volontaires travaillant sous les ordres d'un sous-officier de carrière et 3 850 sous-officiers du corps de soutien technique et administratif.En 2008, 8 600 postes de gendarme de carrière et d'adjoint volontaire et 1 400 postes de sous-officier spécialisé sont proposés.
Les carrières différentes
Au bout de 2 ans, le gendarme devient sous-officier de carrière, d'abord comme maréchal des logis, puis adjudant, adjudant-chef, major. Il peut aussi entrer dans le corps des officiers de gendarmerie. Quant au gendarme adjoint volontaire, il conclut un contrat d'un an qu'il peut renouveler 4 fois. Après 5 ans de service, il peut devenir lui-même sous-officier ou retourner dans le civil.
Salaire du débutant
1350 euros brut par mois.

Les compétences :
Discipliné et altruiste : Militaire de carrière, le gendarme respecte la hiérarchie et apprécie la discipline. Au service des citoyens, il doit posséder le sens du devoir, faire preuve d'honnêteté et d'altruisme, ressentir de l'intérêt pour le rôle que lui confie l'État.
Responsable et disponible : Le gendarme travaille dans un esprit de coopération et est capable d'affronter toutes sortes de situations : accidents, décès, situations de détresse... Dynamisme, esprit de décision et bonne condition psychologique et physique lui sont indispensables. Souvent appelé à se déplacer, il doit se montrer très disponible.
Niveau diplôme national du brevet
Concours de gendarme : être âgé de 18 à 36 ans, mesurer 1,70 m pour les hommes et 1,60 m pour les femmes. Après réussite aux épreuves d'admission, le candidat suit une formation rémunérée de 12 mois, sanctionnée par le certificat d'aptitude à la gendarmerie ;
Concours de gendarme spécialiste : être âgé de 17 à 29 ans, mesurer au moins 1,54 m pour les hommes et 1,50 m pour les femmes sauf pour le Choeur de l'armée française, et justifier d'au moins un CAP ou d'une expérience professionnelle en rapport direct avec la spécialité. Pour celle d'employé de bureau et télécommunication informatique, le niveau bac est exigé. Les élèves suivent une formation militaire de 10 semaines, suivie d'un enseignement spécifique d'une durée variable. On ne peut se présenter plus de 3 fois au concours ;
Pour devenir volontaire (gendarme adjoint) : être âgé de 18 à 26 ans, être soumis aux mêmes conditions de taille que les gendarmes de carrière et passer différents tests. La formation dure 3 mois.

mardi 2 décembre 2008

fiche métier : charpentier

En atelier, épure et façonnage
Quand il réalise une charpente, le charpentier en fabrique les pièces de A à Z. Son travail s'organise en trois temps. En amont du chantier, à partir des plans fournis par l'architecte ou le dessinateur, il dessine en grandeur réelle les éléments de l'ouvrage. C'est l'épure. Ensuite, il choisit le bois avec le client, trace les repères sur le matériau, coupe et façonne les pièces à l'aide de machines à commande numérique (scie mécanique, toupie...).
Sur le chantier, assemblage
Avec d'autres ouvriers, il effectue un essai d'assemblage des pièces pour vérifier l'ensemble et apporter des corrections. Une fois assuré de la solidité de son ouvrage, il organise le transfert de l'atelier au chantier. C'est là qu'il monte et assemble la structure, aidé par son équipe.
Charpentes et lucarnes
Le travail du charpentier ne se limite pas à la construction de charpentes. Il s'étend à la fabrication d'accessoires de charpente de type lucarne ou soupente, qui permettent d'aménager les combles, ainsi qu'à la construction d'ouvrages tout en bois : hangars agricoles, chalets...
En plein ciel
S'activer sur un toit est le lot commun de tous les charpentiers. Ce métier, comme tous ceux du bâtiment en général, reste très physique. Mais l'évolution des techniques améliore les conditions de travail. Les charpentes proposées aujourd'hui, plus légères, permettent une pose plus rapide et moins dangereuse. Et la mécanisation accrue des moyens de levage et de l'outillage contribue à moderniser la profession.
Seul et en équipe
En début de chantier, le charpentier se met à l'écoute du client et discute avec les architectes de l'ouvrage à construire. Seul, lors de la lecture des plans, du tracé et de la découpe des pièces, il rejoint une équipe pour l'assemblage et le montage. Il exerce donc son activité alternativement en atelier et sur des chantiers, parfois éloignés de son domicile. Disponibilité exigée !
La tradition avant tout
La charpente traditionnelle se taille une large part du marché de la construction, et en grignote encore des segments en s'étendant à d'autres activités, telles que les maisons en bois, les abris de jardin, les églises ou les gymnases. Il existe également une forte demande pour les constructions écologiques.
Nouvelles spécialités
Les procédés de charpentes légères assemblées par des connecteurs métalliques transforment le métier. Des spécialités commencent à émerger : charpentier d'atelier traceur, charpentier escaliéteur, charpentier levageur (qui monte la charpente directement sur le lieu du chantier).
De belles perspectives
La profession cherche des jeunes qualifiés et offre de bonnes perspectives. Après quelques années de pratique, un salarié qui possède le sens du contact et des facultés d'organisation peut devenir chef d'équipe ou exercer d'autres métiers du bâtiment (agencement, réhabilitation, travaux d'étanchéité et d'isolation). Autre évolution possible : s'installer à son compte, à condition de posséder des bases en gestion et en comptabilité. Attention cependant, la mise de fonds est élevée, car les machines coûtent cher.
Salaire du débutant
Environ 1280 euros brut par mois.
Compétences en informatique
Savoir lire et interpréter un plan ou projeter des formes et des volumes dans l'espace sont autant de compétences indispensables au charpentier, qui maîtrise la géométrie et le dessin industriel, et manie la souris de l'ordinateur aussi bien que la scie. En effet, les calculs sont désormais informatisés, et la conception assistée par ordinateur (CAO) est devenue incontournable.
Esprit d'équipe et habileté
Le travail du bois exige de connaître sa résistance, sa dureté, de comprendre comment les forces s'équilibrent en fonction du choix des essences, du façonnage des poutres, de leur assemblage et de l'installation de l'ensemble. Habile de ses mains, de solide condition physique, le charpentier possède aussi le sens de l'équilibre et une bonne vue. Il n'est pas sujet aux vertiges ni allergique à la poussière ! Enfin, c'est un homme ou une femme d'équipe, qui a le sens du relationnel.

Plusieurs diplômes, du CAP au bac + 2, existent pour devenir charpentier bois.
Niveau CAP-BEP
CAP charpentier bois ; constructeur bois ;
BEP métiers du bois.
Niveau bac
Bac pro technicien constructeur bois ;
Bac techno STI, spécialité génie mécanique, option bois et matériaux associés ;
BP charpentier.
Niveau bac + 2
BTS charpente-couverture ; systèmes constructifs bois et habitat.